Il arrive parfois que certains safaris relationnels démarrent du bon pied mais qu’ils se transforment en suite en séjours inconfortables, moins attrayants ou même oppressants.
L’idée d’explorer de nouvelles terres inconnues nous paraissait pourtant super et la présentation inscrite sur la brochure de départ nous émerveillait.
Mais il se peut qu’une fois arrivés sur place, lorsque l’exploration a déjà bien entamé son cours, nous ne soyons pas réellement en phase avec l’endroit dans lequel nous nous retrouvons. Problème d’osmose ? De moustiques ? De bruits effrayants une fois la nuit tombée ou juste de "feeling " ? Les raisons peuvent être multiples dans les contrées exotiques.
Je me retrouvais dans une relation où vraisemblablement je n’étais pas dans la même bulle culturelle que l’autre… J’avais beau essayer de m’intéresser, la moitié du temps je ne comprenais rien et l’autre moitié, le goût n’y était pas.
C’est là que l’on réalise à quel point notre personnalité et nos intérêts nous caractérisent et que de ce fait, il arrive que certaines personnes ne puissent pas vivre une expérience humaine à deux.
On dit que les opposés s’attirent, mais jusqu’à quel point ? N’y-aurait-il quand même pas un mur de délimitation entres certaines personnes ?
Tous les contraires ne s’attirent pas, et c’est ce qui provoque parfois des situations émotionnelles de non-retour.
Et en parlant de ça, je compensais donc avec ce bon vieux processus d’occupation totale de l’espace. "Je ne sais rien de ce que tu raccontes ou ce dont tu me parles m’intéresse sans me plaire donc je n’ai rien à ajouter à son propos donc je parle de moi."
C’est une technique bête, excessivement égoïste qui, ne l’est plus lorsque l’on envisage de mettre fin à la relation.
Dans le cas où nous n’avons plus envie de continuer, au plus profond de nous même, pourquoi nous forcer ?
La plus part des gens qui font des safaris cherchent l’émerveillement, la découverte, mais aussi l’espoir de tomber amoureux de la destination choisie.
En ce qui concerne les relations amoureuses, ce peut-il qu’après un safari effectué, la seule envie nous habitant soit celle de rentrer chez nous et de reprendre notre petite vie de célibataire ?
Certains séjours ne se déroulent pas toujours comme ils étaient prévus, c’est pour ça qu’il est bon de ne pas se faire trop d’idées sur les éléments dont, hors-mis l’arrivée, on ne connait encore rien.
Une semaine plus tard, sans avoir reçu aucune nouvelle et sans que je pris la peine d’en donner, j’étais de retour chez moi, à écouter Trout de Neneh Cherry et Michael Stipe, et à défaire mes bagages émotionnels tout en estompant un "jetlag" relationnel qui me remettrait à l’heure du célibat, fuseaux horaire que j’étais heureux de retrouver.
Il était clair pour moi que cette relation s’était éteinte de manière naturelle, et j’avais le sentiment que c’était mieux ainsi.



