Il y a quelques semaines, je vous parlais du problème de mon amie Kate. Celle-ci sortait avec Simon, avec qui elle n’avait encore jamais fait l’amour.
Un mois plus tard, les deux amoureux en étaient toujours au même point…
« Il me chauffait constamment ! Me mettait en condition de manière tactile, pour au final que dalle ! me confiait-elle.
Pour le coup hier, je lui ai tout déballé. Je lui ai demandé ce qui n’allait pas, qu’on avait eu mainte et mainte fois l’occasion de le faire ensemble, et qu’il n’avait jamais rien tenté. Il m’a répondu qu’il en avait très envie mais que sa dernière expérience remontait à un petit bout de temps et qu’il avait extrêmement peur d’avoir perdu la main, à défaut de ne pas avoir perdu ses doigts… Je vais le ménager, y aller en douceur, parce que je tiens vraiment à lui. »
Plus tard chez moi, alors que On Approach de Pell Mell tournait en boucle dans mon appartement, je me suis mis à penser à l’indécision…
Il semblerait qu’elle soit toujours suspendue dans les penderies de certaines personnes.
C’est un article relationnel unique en son genre puis qu’il est devenu intolérable.
C’est un peu comme les Crocs, l’été. On vous répète depuis le début que ces sabots pour personnel de cantine scolaire, agrémentés de divers coloris, sont intolérables et qu’ils n’ont jamais été à la mode.
Malgré cela, beaucoup s’entêtent à les porter dès que la chaleur revient…
Une tenue saisonnière agrémentée de crocs sera littéralement fichue en l’air de la même manière qu’une relation, quelle qu’elle soit, accessoirisée d’indécision ne tiendra bien évidement pas le coup.
On sait que les Crocs virent le jour en 2003 aux États-Unis, à cause de leur inventeur, un dénommé George B. Boedecker Jr. On lui doit donc cette paire de chaussures hideuses, qui peut détruire un style vestimentaire à la seconde même ou les regards se posent sur elle.
En ce qui concernait l’indécision, je m’interrogeais : quel pouvait être son plus grand fondateur émotionnel ?
La plus part du temps, celle-ci émane d’un sentiment d’effroi, de peur à proprement parlé.
On dit souvent qu’en prenant de la maturité, on gagne aussi en assurance, mais cela n’est pas toujours valable.
Parfois, on ose moins entreprendre des choses, par peur de se briser un os, l’amour propre ou même le coeur. On y regarde à deux fois avant de se jeter dans le vide parce que rien ne nous assure à cent pour cent que l’on sera rattrapé par les deux mains, comme chez les plus grands trapézistes.
Dans une relation, "indécision" ne rimerait-elle pas avec "stagnation" ?
Après tout, c’est ça la vie. Les résultats positifs ne tombent pas du ciel, il faut savoir entreprendre les bonnes démarches afin d’y arriver, coute que coute.
Dans une vrai relation, il faut savoir, à un moment donné, arrêter toutes ces questions dues aux peurs que l’on éprouve, afin de se mettre à profiter pleinement des joies qui s’offrent à nous.



